l’origine des antillais fonctionnaires

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L’émigration de milliers d’antillais:  Guadeloupéens, Martiniquais — et de Réunionnais — était souhaité par l’État français.
Dans les années 1950, certaines administrations, notamment les PTT, les Douanes, les services de police, ont entamé une campagne de recrutement aux Antilles.
Les jeunes gens passaient des concours d’entrée aux bas échelons des administrations, puis la plupart étaient affectés en métropole pour une période de stage obligatoire. L’année 1960 a vu l’introduction du service militaire obligatoire dans les DOM en 1960.
Un grand nombre de femmes a été embauchées comme domestiques, surtout dans la région de Marseille-Côte-d’Azur et à Paris. Le recrutement se faisait par petite annonce ou par les employeurs rendus aux Antilles à la recherche d’une « bonne ». Ensuite, des filières féminines se sont créées. C’est ainsi que les Antillaises ont pris la relève des Espagnoles, qui elles-mêmes avaient remplacé Piémontaises, Bretonnes ou Morvandelles, dans ce métier féminin. Puis, au début des années 1960, quelques hôpitaux publics ont recruté des femmes directement aux Antilles pour travailler comme agents hospitaliers.
La politique de l’État avait deux buts précis : l’émigration devait contribuer, d’une part, à réduire la forte croissance démographique dans ces trois DOM et ainsi réduire les niveaux de chômage et de sous-emploi, et par la même occasion éviter les tensions socio-politiques (il y avait déjà eu des manifestations violentes à Fort-de-France en 1959). D’autre part, l’émigration devait fournir à la métropole une main-d’œuvre peu qualifiée, notamment dans les services publics (parce que fermés aux travailleurs étrangers).
À partir de mars 1963, un organisme d’Etat est chargé d’organiser la migration et le placement des migrants, soit dans une formation, soit directement dans un emploi. Cette agence d’État s’appelait le Bureau pour le Développement des Migrations intéressant les Départements d’Outre-Mer, ou le BUMIDOM.
Les antillais migrants disposaient d’un billet aller simple, et le BUMIDOM était chargé de faciliter le regroupement familial. Dans la conception de cette politique, les femmes avaient une place particulière : travailleuses et futures mères. Cette émigration devait répondre aux besoins métropolitains en main-d’œuvre et en même temps, contribuer à réduire la natalité aux Antilles. En faisant partir les femmes, on faisait partir des futures mères…
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